Collection en mouvement, Siga-me, Ussel

Galerie du Musée du Pays d'Ussel

18 rue Michelet
19200 UsselLogoFacLim

Exposition du 13 avril au 19 mai 2018
Vendredi 13 avril 2018 à 18h :
Présentation de l'exposition et lancement du festival des Printemps de Haute-Corrèze 2018

  • Miguel Palma, Follow Me II, 2006 Ecran LVD avec DVD, système électronique et moteur, métal, plastique, miniatures, figurines, 40 x 40 x 40 cm.
    Collection FRAC Limousin / © M. Palma / Photo : F. Avril

René Bertholo, Marco Godinho, Miguel Palma, Francisco Tropa.
OEuvres des collections du FRAC-Artothèque Limousin Nouvelle-Aquitaine.

Pour cette exposition au Musée d’Ussel, nous avons sélectionné dans nos collections cinq œuvres de quatre artistes portugais de différentes générations. Ces œuvres partagent l’idée de déplacement, de voyage, de déambulation. Nous avons traduit en portugais le titre de l’une d’elles (« Follow Me » de Miguel Palma) pour nommer cette exposition et souligner ainsi la dimension exploratoire à laquelle ces artistes nous invitent.

L’œuvre la plus ancienne est une lithographie sans titre de René Bertholo (1935-2005). Souvent associé au mouvement de la Figuration Narrative, cet artiste quitta le Portugal en 1957 pour aller d’abord à Munich, sur les traces de Paul Klee dont il était un fervent admirateur, et s’établit ensuite à Paris à partir de 1958. Avec sa femme, Lourdes Castro, et avec son ami Jan Voss, rencontré en Allemagne, il publie de nombreuses sérigraphies, dont la revue KWY, et s’adonne à la peinture, d’abord abstraite, puis travaille par accumulation de fragments d’images. Il privilégie la restitution d’images à partir de la mémoire. Il précise : « Ma situation dans le mouvement artistique international consiste à mettre en images la réalité urbaine...Seulement, l’ennui, c’est que j’ai des troubles de l’attention, alors je divague ». Cette lithographie divisée en deux espaces horizontaux superposés décrit deux vues assez différentes d’une même vaste salle organisée presque symétriquement selon une perspective centrale. Au fond, une longue fenêtre aux rideaux entrouverts montre une vue de montagne enneigée. A l’intérieur de ce loft, un canapé (dont le dossier est très différent d’une image à l’autre et se prolonge par une sorte de rampe de tuyaux) et une table basse occupent le centre de l’image. Tous les autres détails sont différents et proposent au spectateur un jeu de comparaison qui requiert beaucoup d’attention. Cette œuvre de 1978 correspond à la période où l’artiste quitta Paris et la scène artistique pour se réinstaller au Portugal.

Miguel Palma (né en 1964) vit et travaille à Lisbonne. Dans ses œuvres, l’artiste questionne souvent le développement de la technologie, la croyance envers les images, l’idée de pouvoir, le monde de l’enfance et l’obsession de la machine. Sa démarche est à la fois celle d’un collectionneur d’objets chinés aux puces et celle d’un bricoleur extrêmement ingénieux qui fabrique des maquettes pour des projets parfois à grande échelle. Deux œuvres sont présentées. La première, « Follow Me II » (2006) est un projet de sculpture monumentale pour un hall d’aéroport. L’artiste propose d’y recycler un avion de ligne en une sculpture giratoire. Une caméra sous les ailes de l’avion filme en direct les futurs passagers dans le hall d’attente.
L’autre maquette, « Shell Platform » (2009), est une sculpture élaborée à partir d’une lampe ancienne en forme de globe terrestre, autour de laquelle Palma a construit une maquette de plateforme pétrolière avec de très nombreux détails.
En plus du jeu très subtil entre l’objet lumineux et son socle constitué d’éléments de construction, le rapport d’échelle entre les éléments suggère la surexploitation des ressources d’une planète devenue beaucoup trop petite.

Francisco Tropa (né en 1968) vit et travaille à Lisbonne. A travers différents médias (dessins, photographies, projections d’images, performances), il développe une démarche très complexe et personnelle sous forme d’installations souvent liées à la nature, au paysage, à la mémoire et au temps. Ses œuvres ne sont pas le résultat d’expériences mais proviennent d’un monde imaginaire particulièrement fécond. Ainsi, l’œuvre présentée « Appareil qui voyage à la même vitesse qu’un courant sous-marin »(2014) est autant une sculpture qui associe différents éléments entre eux qu’un outil d’exploration du monde particulièrement évocateur.

Marco Godinho, né en 1978 au Portugal, vit et travaille à Paris et à Luxembourg. Son œuvre n’obéit à aucun principe formel ou thématique mais se renouvelle en permanence. Un critique d’art suggère que sa démarche est «une façon de trouver à traduire son étonnement et de mettre à l’épreuve les codes et les représentations. Sans rien chercher à prouver, mais avec le désir et la volonté de voir apparaître soudain une réalité enfouie, ou quelque chose qui se révèle sans que l’on ait pu l’imaginer»(1). L’œuvre présentée, « Rythme vital (7 propositions de déambulation quotidienne) » (2007) est constituée d’un ensemble de 21 dessins réalisé d’après une série de vidéos. L’artiste a arpenté en filmant différentes rues entre la gare de Nancy et la galerie où il expose. Ces trajets plus ou moins longs, que l’on trouve surlignés en sept couleurs sur un plan du centre-ville de Nancy parmi les différents dessins, sont matérialisés sous la forme de néons. Plutôt que l’errance, l’artiste semble montrer ici toutes les possibilités, ou presque, d’effectuer ce trajet selon le temps dont on dispose.

Note :
(1) Patrick Javault : « Le passage des lignes » in « Endless Time Searching, Marco Godinho », ed. Analogues et galerie Hervé Bize, 2013.



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