Collection en mouvement, Saint-Fréjoux

Eglise et Salle de la mairie de Saint-Fréjoux

Le bourg
19200 Saint-Fréjoux

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Présentation de l'exposition mercredi 21 juin 2017 à 18h30, salle de la Mairie de Saint-Fréjoux,
en présence de l'artiste Carole Manaranche.

Exposition 23 juin - 31 aout 2017

  • Carole Manaranche, Combinaison 9, 2012 Médium, contreplaqué, peinture, gazon synthétique, caisses en plastique, 200 x 332 x 124 cm
    Collection FRAC Limousin / ©Carole Manaranche


Œuvres de Carole MANARANCHE, Didier MARCEL, Didier MENCOBONI.
Collections du FACLim, de l’Artothèque et du FRAC Limousin.

Depuis plusieurs années, nous avons entamé à Saint Fréjoux des dialogues entre artistes par confrontation de leurs œuvres (Hochart/Skoda, Acosta/Le Deunff).
Cet été 2017, nous renouvelons l’expérience en mettant en présence les œuvres de trois artistes pour explorer les dimensions spatiales et temporelles de leurs créations.
Une des règles du jeu de l’exposition d’été à Saint Fréjoux consiste à choisir une sculpture pour l’exposer dans un endroit précis de la chapelle, tout près de la vitrine où est montré le reliquaire.
Nous avons souhaité y implanter cette année une sculpture ancienne de Didier Marcel (né en 1961) particulièrement emblématique de ses intentions de sculpteur. Il s’agit de trois modestes rondelles de citron (à renouveler régulièrement) maintenues à la verticale de façon à restituer le mouvement perpétuel d’une rotation (1). Cette toute petite sculpture, une sorte d’expérience d’atelier, est montrée de façon « démonstrative » sur un tube de métal chromé surmonté d’un plateau en stratifié blanc (type plan de travail de cuisine) et dont le socle est également blanc. Le mode de présentation l’emporte presque sur la sculpture elle-même.

Dans la salle de la mairie, une autre sculpture de la même période est présentée au sol (elle pourrait être présentée au mur). Il s’agit d’une composition très précise de différentes feuilles de papiers (canson, carton, cristal) et de rhodoïd qui, en un certain ordre assemblés, proposent une vision plongeante sur un paysage schématisé. On y discerne un lac rectangulaire près d’un petit hangar, au milieu de surfaces blanches et grises. Aux bords de ce paysage simplifié, un tabouret de cuisine semble faire le lien entre l’image du paysage et son hors-champ, le réel. A moins qu’il ne soit là pour évoquer des souvenirs d’enfance dans les années soixante.

En regard de cette sculpture, une œuvre très colorée de Carole Manaranche (née en 1973) se déploie entre le mur et le sol. Il s’agit d’un ensemble d’éléments récupérés repeints et de matériaux synthétiques agencés de telle sorte que par leur organisation même, ils suggèrent un nouvel espace entre deuxième et troisième dimension, entre peinture et sculpture. Cette œuvre fait partie d’une série que l’artiste a justement intitulée « Combinaison » (2) où elle allie son goût pour les objets trouvés dans la rue, des encombrants qu’elle a d’abord beaucoup photographiés, puis récupérés, avant de leur insuffler une nouvelle vie par la mise en espace et les artifices de la peinture, du vénilia, des paillettes, etc. dans la salle d’exposition.

En contrepoint de ces deux œuvres, un diptyque composé de deux longs dessins aquarellés de Didier Mencoboni (né en 1959) se déploie sur le mur opposé. Connu pour son engagement dans toutes les possibilités de la peinture abstraite – son œuvre intitulée Projection est constituée de plus de 2000 tableaux et est toujours en cours – l’artiste utilise également la photographie, la sculpture et les capacités du dessin pour spéculer sur les possibilités de présentation de ses peintures lors d’une exposition en galerie. Ces deux dessins décrivent des salles d’exposition. A gauche, le dessin est majoritairement en noir sur fond blanc. On y voit des murs de hauteur différente où sont accrochés de manière différente (en ligne au milieu du mur, du bas en haut du mur, à la façon des Salons de peinture du XIXéme siècle) de petits tableaux rectangulaires ou de format carré, uniquement décrits par leur contour. Au centre du format, un espace losangique semble émerger de l’espace inférieur. On y aperçoit de petits tableaux monochromes de différentes couleurs accrochés jusqu’en haut du mur. C’est la seule zone du dessin traité en couleur et elle semble presque hors de portée.
Dans la partie droite, l’artiste décrit une succession de trois salles d’exposition. Les deux salles de gauche semblent identiques bien que montrées sous un angle légèrement différent : mêmes tableaux sur le mur de gauche, même grande peinture murale bleu ciel au fond. Dans le dernier tiers à droite du dessin, un mur est décrit en premier plan avec en son milieu un passage vers une salle où l’on aperçoit un détail d’une grande peinture murale bleu ciel sur le mur du fond. A gauche de ce passage, un ensemble de petits tableaux abstraits et parfois géométriques est montré du sol au plafond. A droite, un grand format vertical présente quatre rangées de lignes verticales colorées, comme un nouvel inventaire d’associations de couleurs à partir d’une simple règle du jeu.

Notes :
(1) Cette forme triangulée de trois rondelles de citron évoque la broyeuse de chocolat dont s’inspira Marcel Duchamp pour réaliser son fameux Grand Verre entre 1915 et 1923.
(2) Peut-être s’est-elle inspirée des « Combine-paintings » de l’américain Robert Rauschenberg qui, entre 1952 et 1964, assemblait des fragments de journaux, cartes postales et objets divers (lits, animaux taxidermisés, bouteilles de coca-cola, etc.) sur des tableaux les transformant en véritables rébus visuels en trois dimensions.


Opération réalisée par le FRAC- Artothèque du Limousin, le FACLim et la commune de Saint-Fréjoux.

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