Collection en mouvement, Natures mortes, Châtelus-le-Marcheix

Bibliothèque

29 bis rue des Deux Ponts
23430 Châtelus-le-Marcheix

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Présentation de l'exposition 1er juin 2018 à 18h, à la Bibliothèque de Châtelus-le-Marcheix

Exposition 24 mai au 2 août 2018

Bossut newsletter
Etienne Bossut, Nature morte, 1997
Moulage en polyester, 220 x 120 x 70 cm / Collection du FRAC Limousin / Photo : F. Magnoux


Natures mortes

Avec les oeuvres de : Valérie Belin, Etienne Bossut, Hreinn Fridfinnsson.
Collections FRAC-Artothèque Limousin Nouvelle-Aquitaine et du FACLim.

Les oeuvres réunies à Chatelus-le-Marcheix ont pour points communs de concerner à la fois le thème ancien et toujours actuel de la nature morte et celui, évolutif, de la photographie.

Hreinn Fridfinnsson (né en Islande en 1943) est un des artistes conceptuels islandais les plus connus. Son oeuvre est célébrée pour son lyrisme et sa poésie irrésistible qui transcendent les sujets et les matériaux souvent banals qu’il utilise. A travers des photographies, des dessins, des sculptures et des installations sonores et textuelles, il crée des oeuvres qui interrogent l’idée du temps et de l’identité.
Il a dit : « Les notions du temps sont toujours attirantes. Je lis ce qui se présente à moi dans les domaines de la physique et des mathématiques, mais comme quelqu’un de non-initié. La sensation et l’intérêt pour l’essence du temps est sérieuse, mais mes préoccupations vis-à-vis du temps ne sont pas basées sur la connaissance ; elles sont plus exploratoires et intuitives »(1). La photographie présentée, « Intérieur », est un tirage unique datant de 1993 où l’artiste saisit les multiples sources de lumière en cadrant son image sur une partie précise de sa maison. Au centre de l’image, un miroir encadré par deux fenêtres donnant sur la rue réfléchit l’arrière de la pièce où a été effectuée la prise de vue. On y découvre une autre source de lumière, une autre fenêtre donnant sur un jardin. Sur la table adossée au miroir, un ensemble d’objets est disposé : un journal ouvert, un panier d’osier vide-poches, un agenda, etc. qui compose une nature morte contemporaine.

Etienne Bossut (né en 1946) est un sculpteur spécialisé dans le moulage d’objets en polyester teintés dans la masse. Venu de la carrosserie automobile, l’artiste travaille depuis quarante ans à réaliser les répliques les plus fidèles possibles d’objets de plus ou moins grande taille, de la voiture au citron, en laissant apparentes les traces du procédé de moulage. L’oeuvre présentée, « Nature morte » (1993), est une variation dans une série basée sur un principe identique : un tableau monochrome d’un mètre carré au mur à l’arrière-plan ; une chaise en plastique, une bassine et un seau, au premier plan. L’ensemble, varié du point de vue des couleurs, est homogène du point de vue du matériau, le polyester(2). Le titre de l’oeuvre, « Nature morte », renvoie au genre pictural. Mais la façon dont Bossut compose cet assemblage de répliques, tableau et objets, nivelle leur statut (par le bas ?) et tend à réduire leurs différences symboliques.

Valérie Belin (née en 1964) est une photographe très connue aujourd’hui. Après des études à l’Ecole des Beaux-Arts de Bourges entre 1983 et 1988, elle complète sa formation en philosophie à la Sorbonne en 1989. Sa première exposition de photographies en noir et blanc d’objets en cristal a lieu en 1994, et est le point de départ d’un travail en séries où elle aborde de nombreux thèmes souvent situés à la frontière du vivant et de l’inanimé : cristaux, fleurs, viande, voitures, culturistes, mariées marocaines, transsexuels, femmes noires, mannequins, moteurs, magiciens, têtes couronnées… faisant de plus en plus appel aux techniques numériques pour retoucher et superposer les images. Les oeuvres présentées datent de 1998. « Photographiées avec un subtil éclairage arrière, les fleurs sont comme des créatures noires et dérangeantes. En fait, elles ressemblent plus à des organes carbonisés qu’à des figures ornementales ou décoratives. Cette série donne la sensation d’une identité mutante, comme si ces bouquets avaient été irradiés, chargés d’une énergie délétère, au bord d’une mutation monstrueuse »(3)

La réunion de ces oeuvres permet de mettre en évidence une certaine évolution dans la manière dont ces trois artistes abordent le thème de la nature morte. La subtilité de la présence des objets et de leur conditions d’éclairage chez Hrein Fridfinnsson ; l’humour et la fausse désinvolture pour Etienne Bossut ; une forme d’inquiétante étrangeté chez Valérie Belin.

(1) Présentation de l’exposition Hrein Fridfinnsson, Serpentine Gallery, Londres, été 2007
(2) On notera l’écart très réduit entre la bassine, le seau et la chaise en plastique à l’origine et leurs répliques en polyester.
(3) Présentation sur le site de l’artiste.

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